Photographie © Bruno Carrière

Pendant mes 20 ans de métier, j’ai eu la chance d’apporter mon savoir-faire à des cinéastes que j’admire profondément, certains parmi les plus inspirants de leur génération. Collaborer avec André Forcier sur Embrasse-moi comme tu m’aimes, Les fleurs oubliées et Ababouiné, avec Jennifer Alleyn sur Kairos, avec Carole Laganière sur Fuir, avec Emmanuel Schwartz sur L’Avenir, avec Raymond St-Jean sur Crépuscule pour un tueur et Louise Lecavalier : Sur son cheval de feu, ou encore avec JP Bergeron sur Old Guys in Bed, compte parmi mes grandes fiertés. J’ai même eu le privilège de recréer le titrage du classique québécois Les bons débarras dans le cadre d’une restauration effectuée par Filmoption en 2015, où le défi était de restituer techniquement et artistiquement l’esthétique des années pellicule.

Mon expertise en titrage conjugue trois dimensions indissociables : la langue, l’expression artistique et la technique. Je sais construire des génériques déroulants, formats cinéma, à la fois techniquement irréprochables et rédigés selon les standards de l’industrie. Je sais manipuler les sous-titres pour maximiser la lisibilité et la compréhension du spectateur. J’optimise aussi les différents éléments graphiques pour assurer un titrage fluide et parfaitement intelligible, même dans les productions les plus chargées en textes et sous-titres. Le fait que je sois musicien autodidacte se reflète d’ailleurs dans mon travail, par ma capacité à faire danser les titres au rythme des ponctuations musicales ou sonores et des silences.

Mon aventure commençait au début des années 2000. En cinq années excessivement formatrices, j’ai appris tout ce qui concerne la post-production. J’ai touché à la régie technique et à ses magnétoscopes, à l’enregistrement de doublage et de narration, ainsi qu’au contrôle qualité et aux livraisons destinées aux diffuseurs. J’ai exploré chaque étape de la chaîne de post-production pour choisir en 2006 ce qui allait devenir ma spécialité : le titrage de fiction et de documentaire. Autodidacte, j’ai développé mes propres méthodes et bâti une expérience reconnue, grâce à mon assiduité, ma rigueur, ma patience et mon enthousiasme — des atouts indissociables de ma manière de travailler.

Qu’il s’agisse de fiction ou de documentaire, chaque projet demeure pour moi une occasion d’honorer le cinéma et de servir son récit par le titrage.